Ils sont une vingtaine à s’être prêtés au jeu : famille et amis, tous ont accepté de poser pour moi, le temps d’un sourire, devant l’objectif de mon smartphone. « Tinquièt’, personne ne te reconnaîtra », ai-je parfois ajouté, pour achever de convaincre mon modèle, « je vais faire ton portrait ‘ésotérique’ ».
Il s’agit bien de portraits, mais traités de façon particulière, m’appuyant sur mon imaginaire et mes ressentis. Car une fois les contours du visage posés, je me laisse porter par les images qui me viennent à propos du modèle. Tantôt des motifs maori, tantôt l’art aborigène australien… je ne sais jamais à l’avance ce qui va surgir ! Si au départ, j’ai trouvé important dans le processus de création que je connaisse bien la personne, j’ai compris que mon intuition pouvait aussi me guider et un temps d’échange s’avère suffisant.

Sans titre (japonisant)
Encre et feutres, 2025
J’en profite pour rendre ici à César ce qui lui appartient : c’est en découvrant des portraits en aplats réalisés par David Gomez Maestre, à partir de photos de magazine ou réalisées en studio, que j’ai eu l’inspiration.

Sans titre (maori)
Encre et feutres, 2025
Mon projet est de poursuivre cette série en élargissant le cercle des modèles à mes autres connaissances, pour esquisser un kaléidoscope des visages réunionnais. Enfin, si pour le moment, j’expérimente le format carte postale et le feutre, je vais tester de plus grands formats, à l’acrylique.
Work in progress !